Au tennis, on compte les points de manière bizarre...
On part de zéro, puis lorsqu'on gagne le point, on en marque 15 d'un coup ; puis on passe à 30, puis à 40...
Pourquoi (bordel de merde) ?
Pourquoi ce chaos ? Pourquoi cette complexe incohérence ?
Je suis rassuré : il y a une raison à cela... Cette façon de compter vient du jeu de paume (l'ancêtre du tennis), où l'on comptait les points de la manière suivante : 15/30/45/Jeu. Très bien, mais cela ne nous dit pas pourquoi on comptait de cette manière au jeu de paume...
Une première explication est donnée par un témoignage de Charles Delahaye, né en 1825. Au XIXe siècle, M. Delahaye jouait au jeu de paume et il y jouait bien. C'était donc un paumier, mais l'histoire ne dit pas s'il savait faire le poirier.

M. Delahaye raconte que le nombre 15 représentait une longueur de 15 pieds. L'espace entre la ligne de service et le filet mesurait en effet 60 pieds (soit quatre fois 15 pieds, pour ceux qui ont fait plus de vannerie que de calcul mental durant leur scolarité). M. Delahaye aurait assisté à une partie de jeu de paume au cours de laquelle les points n'étaient pas comptés. Dans cette partie, le joueur qui avait gagné un coup avançait de 15 pieds ; puis de 15 pieds supplémentaires s'il gagnait un second point ; puis de 15 encore, avant d'arriver éventuellement jusqu'au filet et de remporter le jeu. D'où ce décompte par tranche de quinze...
Une deuxième explication, plus pécuniaire, est parfois avancée. Pendant longtemps, les paris d'argent étaient très fréquents lors des rencontres de jeu de paume. A l'époque, en France, la monnaie dérivait du système sexagésimal (c'est-à-dire, relatif au nombre 60). Il y avait le "double d'or" qui valait 60 sous et le "denier d'or" qui valait 15 sous. Lors des rencontres, les parieurs auraient pris l'habitude de compter les points en valeur monétaire, c'est-à-dire en multiple de 15.
Mouais... OK, OK. Mais pourquoi alors annonce-t-on "40-0" et pas "45-0" ? Par flemme ? Par souci de brièveté orale ? J'avoue que ça m'énerve un peu...
Au parc des Buttes Chaumont, il y a de jolis écriteaux bizarres :
- "En cas de tempête, ce jardin sera fermé"
- "Pelouse fermée pour régénération"
Observons la carte de la France métropolitaine (sans la Corse ni les autres petites îles de merde qui jonchent notre espace maritime).
Observons ce bel hexagone, cette forme bien jolie, le plus joli des pays sur la carte (avec l'Italie et sa cuisse de footballeur SM qui shoote dans la Sicile).
A force de s'extasier ainsi, on finit par se poser une question : quel est le centre géométrique de cet hexagone ? "Quelque part entre Orléans et Clermont-Ferrand...", je me dis (car j'ai le don de la précision). Mais plus exactement, quelle commune occupe le centre de la France ?
On trouve la réponse dans le Quid 2000...
Il s'agirait, du moins selon le géographe Adolphe Joanne, de la commune de Bruère-Allichamps, dans le Cher.
Quelle méthode a donc employé Monsieur Joanne dans les années (dix-huit cent) soixante pour déterminer cela ? Il a inscrit notre hexagone dans un quadrilatère de surface minimale (l'histoire ne dit pas comment il a procédé pour ce faire...) ; puis il a tracé les deux médianes de ce quadrilatère et a considéré que le point d'intersection de ces droites était le centre de la France.
Le centre de la France serait donc matérialisé par une borne romaine, située au centre du village de Bruère-Allichamps, à 0°5'15" de longitude est et à 46°45'47" de latitude nord.
Il y a des champignons vénéneux. Des plantes vénéneuses aussi.
Il y a des serpents venimeux. Des araignées venimeuses aussi.
Mais y a-t-il des mammifères venimeux ? La réponse est oui, mais ils sont rares :
- l'ornithorynque et l'échidné : les mâles ont un éperon pointu placé juste au-dessus du talon de chaque patte antérieure ; cet éperon permet d'injecter un poison produit dans une glande crurale (i.e. de la cuisse) ;



- la musaraigne et le solénodon, qui peuvent provoquer une envenimation par morsure.





