Prendre le métro, toujours. A un croisement dans le couloir, je vois cet homme, cette femme : ce couple. Ils sont vieux (enfin, ils ont trente-cinq ans) et ils s’embrassent comme des collégiens – goulûment ? pas vraiment – avec méthode, avec détermination. Le tour de langue est calibré : vitesse de rotation, nombre de tours avant extinction. Et puis, ils valident le processus par un bisou qui claque, lèvres contre lèvres – mission accomplie.
Alors ils repartent – lui en costard, elle en tailleur –, chacun vers sa vie. C’est triste la productivité.
Dans la rame, debout. Je vois une fille jolie ; je la regarde. Je la regarde sans discontinuer mais sans arrière-pensée, par pur sens de l’esthétisme – comme je regarde un joli coup franc ou une jolie bouche de métro. Elle, elle ne me regarde pas, et elle a bien raison : que verrait-elle, sinon quelqu’un qui la regarde ?
Alors ils repartent – lui en costard, elle en tailleur –, chacun vers sa vie. C’est triste la productivité.
***
Dans la rame, debout. Je vois une fille jolie ; je la regarde. Je la regarde sans discontinuer mais sans arrière-pensée, par pur sens de l’esthétisme – comme je regarde un joli coup franc ou une jolie bouche de métro. Elle, elle ne me regarde pas, et elle a bien raison : que verrait-elle, sinon quelqu’un qui la regarde ?
par jonath
publié dans :
Pensées variées et avariées
Veuillez trouver ci-dessous la nouvelle campagne de pub Veolia.
Rappel du slogan : "Si on vous dit environnement, vous voyez quoi ?"
Ben... moi je vois ça :

Merci Veolia.
par jonath
publié dans :
Pensées variées et avariées
Oui, alors déjà - même si je l'ai déjà dit - "anagramme" est un mot féminin. Une anagramme, donc. Ce point étant acquis, permettez-moi de prendre un M&M's - il faudra que je pense à compter combien il y en a dans un paquet un jour...
Je ne vais pas dire que j'aime Pascal Obispo, parce que je ne l'aime pas ; je ne vais pas dire non plus que j'aime Pablo Picasso, parce que ce serait comme dire que j'aime la paix ou le parmesan. Je vais donc me contenter de vous exposer un fait qui me réjouit bêtement : PASCAL OBISPO est une anagramme de PABLO PICASSO.
Je n'ai rien inventé : l'auteur-compositeur-interprète-moissonneur-batteur-robot-mixeur n'a eu de cesse de le répéter tout au long de la promo pour son nouvel album.
Au départ, j'ai cru qu'il avait choisi son pseudo exprès, et j'ai trouvé cela malicieux. Mais en cherchant un peu - grosse déception - j'ai appris qu'Obispo était son vrai nom et Pascal son vrai prénom. Il est le fils d'un ancien joueur de foot des Girondins de Bordeaux : Max Obispo.
Alors là, je me suis dit : c'est le père - ou la mère (Nicole) - qui a eu l'idée du prénom, de l'anagramme et tout, et j'ai trouvé cela malicieux. Deuxième déception : c'est un pur hasard selon l'intéressé (cf. la réponse à la dernière question de cette interview).
Bilan : y a pas grand monde de malicieux dans la famille Obispo.
[Cet article d'un intérêt douteux m'a été suggéré par une certaine Pouni que je remercie chaleureusement pour son enthousiasme et sa curiosité un peu flasque.]
Je ne vais pas dire que j'aime Pascal Obispo, parce que je ne l'aime pas ; je ne vais pas dire non plus que j'aime Pablo Picasso, parce que ce serait comme dire que j'aime la paix ou le parmesan. Je vais donc me contenter de vous exposer un fait qui me réjouit bêtement : PASCAL OBISPO est une anagramme de PABLO PICASSO.
Je n'ai rien inventé : l'auteur-compositeur-interprète-moissonneur-batteur-robot-mixeur n'a eu de cesse de le répéter tout au long de la promo pour son nouvel album.
Au départ, j'ai cru qu'il avait choisi son pseudo exprès, et j'ai trouvé cela malicieux. Mais en cherchant un peu - grosse déception - j'ai appris qu'Obispo était son vrai nom et Pascal son vrai prénom. Il est le fils d'un ancien joueur de foot des Girondins de Bordeaux : Max Obispo.
Alors là, je me suis dit : c'est le père - ou la mère (Nicole) - qui a eu l'idée du prénom, de l'anagramme et tout, et j'ai trouvé cela malicieux. Deuxième déception : c'est un pur hasard selon l'intéressé (cf. la réponse à la dernière question de cette interview).
Bilan : y a pas grand monde de malicieux dans la famille Obispo.
[Cet article d'un intérêt douteux m'a été suggéré par une certaine Pouni que je remercie chaleureusement pour son enthousiasme et sa curiosité un peu flasque.]
par jonath
publié dans :
Pensées variées et avariées
Quand les gens ne sont pas contents et font un petit effort pour se coordonner, ils manifestent. Moi-même, il m’est arrivé de manifester.
Le but premier de toute manifestation est de battre le record de la plus grosse manif de tous les temps. Mais ce record est difficile à homologuer, tant les juges (et parties) divergent dans leur jugement. Les juges-arbitres pour ce concours de la plus grosse manif peuvent être divisés en deux grandes catégories : ceux qui font dans l’événementiel – les organisateurs – et ceux qui font dans l’encadrement viril – les agents de police ou « flics », comme disent les jeunes. Ces deux catégories de juges rendent des verdicts systématiquement distincts, voire différents – j’ai presque envie de dire « pas pareils ».
On ne passe pas nécessairement de douze à cinquante mille douze, mais les écarts sont tels qu’il est judicieux de se pencher sur les deux (voire trois) méthodes de comptage.
1/ La méthode des organisateurs :
a. On chronomètre le temps de défilement du cortège.
b. On en déduit la longueur du cortège, en faisant une hypothèse sur la vitesse moyenne de défilement (2 km/h pour la CGT, ce qui semble assez lent donc assez prudent).
c. On estime le nombre de manifestants par mètre de cortège (plusieurs estimations sont effectuées sur différents tronçons puis moyennées), ce qui dépend grosso modo de la largeur des voies empruntées.
d. On peut alors faire le calcul suivant : nombre de gens dans le cortège = longueur du cortège en mètres × nombre de gens par mètre.
Conclusion : on s’accordera à dire qu’un fort risque d’imprécision pèse sur la mesure des organisateurs.
2/ La méthode de la police pour les manifs pas trop grosses :
a. On se place en un (ou deux) point(s) du cortège, pas trop près du début ni de la fin, et on compte les rangs qui passent avec un petit compteur manuel, un peu comme celui de la pub Axe.
b. On mesure la largeur de la voie en ce(s) point(s), ce qui donne une assez bonne mesure de la largeur de la rangée.
c. On en déduit le nombre de gens par rangée, en appliquant un barème (lequel ?) déterminant le nombre de gens par mètre de rangée.
d. On peut alors faire le calcul suivant : nombre de gens dans le cortège = nombre de rangées du cortège × largeur d’une rangée en mètres × nombre de gens par mètre de rangée.
2bis/ La méthode de la police pour les manifs super grosses :
a. On prend une photo depuis le ciel (en s’étant muni au préalable d’un avion, d’un hélicoptère ou d’une chauve-souris géante apprivoisée).
b. On détermine ainsi la surface du cortège.
c. On détermine (un peu au pif ?) le nombre de manifestants par mètre carré (1 personne au mètre carré, grand maximum).
d. On peut alors faire le calcul suivant : nombre de gens dans le cortège = surface du cortège en mètres carrés × nombre de gens par mètre carré.
Conclusion : on s’accordera à dire qu’un fort risque d’arbitraire pèse sur la mesure de la police.
Pour un audit parfaitement objectif de ces méthodes de comptage, je vous encourage à visiter cette page. Merci. Au revoir.
Le but premier de toute manifestation est de battre le record de la plus grosse manif de tous les temps. Mais ce record est difficile à homologuer, tant les juges (et parties) divergent dans leur jugement. Les juges-arbitres pour ce concours de la plus grosse manif peuvent être divisés en deux grandes catégories : ceux qui font dans l’événementiel – les organisateurs – et ceux qui font dans l’encadrement viril – les agents de police ou « flics », comme disent les jeunes. Ces deux catégories de juges rendent des verdicts systématiquement distincts, voire différents – j’ai presque envie de dire « pas pareils ».
On ne passe pas nécessairement de douze à cinquante mille douze, mais les écarts sont tels qu’il est judicieux de se pencher sur les deux (voire trois) méthodes de comptage.
1/ La méthode des organisateurs :
a. On chronomètre le temps de défilement du cortège.
b. On en déduit la longueur du cortège, en faisant une hypothèse sur la vitesse moyenne de défilement (2 km/h pour la CGT, ce qui semble assez lent donc assez prudent).
c. On estime le nombre de manifestants par mètre de cortège (plusieurs estimations sont effectuées sur différents tronçons puis moyennées), ce qui dépend grosso modo de la largeur des voies empruntées.
d. On peut alors faire le calcul suivant : nombre de gens dans le cortège = longueur du cortège en mètres × nombre de gens par mètre.
Conclusion : on s’accordera à dire qu’un fort risque d’imprécision pèse sur la mesure des organisateurs.
2/ La méthode de la police pour les manifs pas trop grosses :
a. On se place en un (ou deux) point(s) du cortège, pas trop près du début ni de la fin, et on compte les rangs qui passent avec un petit compteur manuel, un peu comme celui de la pub Axe.
b. On mesure la largeur de la voie en ce(s) point(s), ce qui donne une assez bonne mesure de la largeur de la rangée.
c. On en déduit le nombre de gens par rangée, en appliquant un barème (lequel ?) déterminant le nombre de gens par mètre de rangée.
d. On peut alors faire le calcul suivant : nombre de gens dans le cortège = nombre de rangées du cortège × largeur d’une rangée en mètres × nombre de gens par mètre de rangée.
2bis/ La méthode de la police pour les manifs super grosses :
a. On prend une photo depuis le ciel (en s’étant muni au préalable d’un avion, d’un hélicoptère ou d’une chauve-souris géante apprivoisée).
b. On détermine ainsi la surface du cortège.
c. On détermine (un peu au pif ?) le nombre de manifestants par mètre carré (1 personne au mètre carré, grand maximum).
d. On peut alors faire le calcul suivant : nombre de gens dans le cortège = surface du cortège en mètres carrés × nombre de gens par mètre carré.
Conclusion : on s’accordera à dire qu’un fort risque d’arbitraire pèse sur la mesure de la police.
Pour un audit parfaitement objectif de ces méthodes de comptage, je vous encourage à visiter cette page. Merci. Au revoir.
par jonath
publié dans :
Questions fondamentales et désuètes
Il est 3 heures du mat, je sors de boîte.
Ah non, pardon : je sors de ma boîte ; je viens de finir ma journée de travail.
Mine de rien, ça prend du temps d'avoir un emploi. Et quitte à me répéter, je me répète : le blogueur n'est pas un robot multi-fonctions. Le blogueur est un être humain comme les autres, qui veut du temps libre pour le gaspiller dans des passe-temps débiles.
Vous l'aurez compris, mes chers douze fans (le treizième nous a quittés avant-hier), ce n'est ni par mépris ni par dégoût que je vous délaisse ces derniers mois. C'est le grand capital qui me grignote miette après miette. Les questions restent parfois sans réponses et les réponses restent toujours sans public. C'est triste - j'ai envie de dire : c'est grave.
Mais ce soir ce matin cette nuit maintenant, j'ai envie de vous dire que le blogueur est réapparu sous la croûte. Une réapparition brève mais ô combien jouissive qui m'autorise à m'épancher le plus égocentriquement du monde. Ce que je fais.
Merci à mon producteur, à mes sponsors, à ma mère qui est dans la salle ce soir... Je t'aime maman.
Et parce qu'il faut bien dormir un jour, et parce que je sens que je peux réveiller en vous cette curiosité malsaine qui vous amenait à fréquenter ce blog miteux, eh bien voici une liste de questions triées sur le volet. A vous de voter pour déterminer laquelle verra sa réponse publiée (dans les trois mois qui suivent).
1. A quoi servent les tétons des hommes ?
2. En quoi l’orgasme féminin est-il utile à la survie de l’espèce ?
3. Comment fait-on pour compter les manifestants dans une manif ?
4. Quel est le record d'apnée pour un être humain ?
5. Y a-t-il une réglementation sur les plaques d'immatriculation aux USA ?
6. Y a-t-il des animaux qui ne dorment pas ?
7. Quelle est l'origine des noms CAC40, Dow Jones et Nikkei ?
Merci d'avoir joué avec nous.
(Il faut absolument que je pense à m'acheter le nouveau numéro de L'Entreprise demain matin, dans 5 heures.)
Ah non, pardon : je sors de ma boîte ; je viens de finir ma journée de travail.
Mine de rien, ça prend du temps d'avoir un emploi. Et quitte à me répéter, je me répète : le blogueur n'est pas un robot multi-fonctions. Le blogueur est un être humain comme les autres, qui veut du temps libre pour le gaspiller dans des passe-temps débiles.
Vous l'aurez compris, mes chers douze fans (le treizième nous a quittés avant-hier), ce n'est ni par mépris ni par dégoût que je vous délaisse ces derniers mois. C'est le grand capital qui me grignote miette après miette. Les questions restent parfois sans réponses et les réponses restent toujours sans public. C'est triste - j'ai envie de dire : c'est grave.
Mais ce soir ce matin cette nuit maintenant, j'ai envie de vous dire que le blogueur est réapparu sous la croûte. Une réapparition brève mais ô combien jouissive qui m'autorise à m'épancher le plus égocentriquement du monde. Ce que je fais.
Merci à mon producteur, à mes sponsors, à ma mère qui est dans la salle ce soir... Je t'aime maman.
Et parce qu'il faut bien dormir un jour, et parce que je sens que je peux réveiller en vous cette curiosité malsaine qui vous amenait à fréquenter ce blog miteux, eh bien voici une liste de questions triées sur le volet. A vous de voter pour déterminer laquelle verra sa réponse publiée (dans les trois mois qui suivent).
1. A quoi servent les tétons des hommes ?
2. En quoi l’orgasme féminin est-il utile à la survie de l’espèce ?
3.
4. Quel est le record d'apnée pour un être humain ?
5. Y a-t-il une réglementation sur les plaques d'immatriculation aux USA ?
6. Y a-t-il des animaux qui ne dorment pas ?
7. Quelle est l'origine des noms CAC40, Dow Jones et Nikkei ?
Merci d'avoir joué avec nous.
(Il faut absolument que je pense à m'acheter le nouveau numéro de L'Entreprise demain matin, dans 5 heures.)
par jonath
publié dans :
Pensées variées et avariées



