Citation 1

"Quand on aime la vie, on ne lit pas. On ne va guère au cinéma non plus d'ailleurs. Quoi qu'on en dise, l'accès à l'univers artistique est plus ou moins réservé à ceux qui en ont un peu marre."

Michel Houellebecq

Citation 2

"Il n'est pas possible que, de gens qui ont besoin de parler et de gens qui ont besoin d'entendre, ne naisse pas un style"

Lopez dans L'espoir, d'André Malraux

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Mardi 27 mars 2007
Quand on vit à Paris, on prend souvent le métro.
Quand on prend le métro, on voit tout plein de pubs.
Et parfois, il y en a des bien.

Celles pour Eurostar sont souvent bien.
Elles sont bien parce qu'elles font toujours référence à un truc précis lié à Londres ou à l'Angleterre. Du coup, elles plaisent aux snobs vaguement anglophiles (dont je suis).

Mais la dernière campagne Eurostar m'a laissé circonspect pendant presque une semaine ; je ne la comprenais pas. J'avais honte, je bouillais, je me mangeais la peau autour des ongles (c'est le meilleur morceau). Je sentais qu'au-delà de l'idée de "traversée" -- traversée de la route, traversée de la Manche -- il y avait une référence plus ou moins explicite à quelque élément de l'imaginaire collectif.


Ces coléoptères m'intriguaient... Et puis j'ai eu une illumination : en anglais, "coléoptère" se dit "beetle" ! Et je me suis souvenu d'une couverture d'album...


Abbey Road des Beatles !
Même les couleurs des vêtements étaient respectés.
J'avais trouvé la clé, comme dans la pub Pim's.


Par Jonath - Publié dans : Pensées variées et avariées
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Jeudi 22 mars 2007
Quand on se balade dans la rue, on croise souvent des immeubles ou des maisons. Enfin, ça arrive, quoi... Et parfois on a rendez-vous -- par exemple -- au numéro 199. On arrive dans la bonne rue, on lève les yeux et on voit le numéro 7. Là on est un peu dégoûté et on se met à marcher, avec un enthousiasme feint.

Au bout de trois heures de randonnée, on arrive au numéro 197 et on est content. On se croit arrivé mais à l'immeuble d'après on lit : 197 bis. Puis au suivant -- si on est vraiment malchanceux -- on lit : 197 ter. En général, le calvaire s'arrête là, heureusement.

Mais que se passerait-il dans une rue conçue par un urbaniste pervers ? Quelle serait la norme au-delà du "ter "?

Bis, ter... et après ?
Bis-ter et moule de gomme... (oh oh oh)

La réponse se trouve dans les dicos de latin et dans les textes de loi. Je vous la livre ici-bas, parce que je me sens d'humeur urbaine :

bis
ter
quater
quinquies
sexies
septies
octies
novies
decies

... et je m'arrêterai là car ma curiosité a des limites. Bonsoir.
Par Jonath - Publié dans : Questions fondamentales et désuètes
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Mardi 6 février 2007
Juste pour vous raconter un truc : ce matin, j'ai tapé SARKO (un vieux fantasme) sur Google.

Résultat en cliquant ci-dessous (j'en ris encore) :



Pour info, voilà ce qu'est un TASER...


Par Jonath - Publié dans : Pensées variées et avariées
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Dimanche 4 février 2007
Le poisson vivant nage sous l'eau ; le poisson mort flotte à la surface.

Derrière ce proverbe birman insensé et inventé, se cache une terrible vérité : le poisson mort flotte à l'envers.

Est-ce seulement par manque de dignité ? Non pas. La vérité est plus triviale et renvoie les poissons à leur condition animale, qu'ils ont trop tendance à oublier.

Dès sa mort, le poisson commence à pourrir intérieurement. L'intérieur de son ventre s'emplit de gaz, issu de la décomposition de ses organes. Ce gaz peu dense fait remonter le poisson à la surface. Et comme il est contenu dans le ventre de la bête, le cadavre se retourne et flotte le ventre à l'air.

Ainsi peut-on identifier immédiatement un poisson rouge décédé et cesser dès lors de le nourrir. La nature est décidément bien faite.


Par Jonath - Publié dans : Questions fondamentales et désuètes
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Lundi 18 décembre 2006
Si vous ne l’avez jamais remarqué, ça va vous faire – soyons sobres – un énorme choc :

- Sur le pavé numérique d’un ordinateur ou d’une calculatrice, les chiffres sont rangés de gauche à droite et de bas en haut.

- Sur le clavier téléphonique, les chiffres sont rangés de gauche à droite mais de haut en bas !
 
Pavé numérique



Clavier téléphonique


Cette différence surprenante s’explique par une rupture significative dans l’histoire de l’ergonomie.

A l’origine, il y avait les machines à calculer et les caisses enregistreuses, dont les touches chiffrées étaient organisées dans un certain ordre, sans raison particulière. C’était ainsi et c’était homogène et personne ne se plaignait.

Là-dessus arrivent les ingénieurs d’American Telephone & Telegraph (AT&T). Ils ont un petit projet bien sympa : remplacer le bon vieux cadran téléphonique rotatif par des touches. Du coup, en 1960, ils cogitent et font quelques tests pour déterminer – entre autres choses – les configurations de touches les plus ergonomiques.

Et là c’est la surprise générale : les tests effectués auprès d’un échantillon d’utilisateurs conduisent à rejeter la disposition usuelle du pavé numérique – apparemment pas assez ergonomique. Une fois cette disposition évincée, la voie est ouverte à deux types de configuration : le cercle ou le pavé rangé dans l’ordre de lecture occidental (de gauche à droite et de haut en bas). C’est finalement le pavé "3 par 3 + zéro" qui l’emportera, pour des raisons techniques d’ingénierie.

Il ne faut donc pas s’étonner si les gens se sentent généralement plus à l’aise avec un téléphone portable qu’avec une calculatrice.


Par Jonath - Publié dans : Questions fondamentales et désuètes
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Mercredi 13 décembre 2006
On est mercredi alors on va faire simple. Simple, léger, accessible et néanmoins satisfaisant.

La question est la suivante : pourquoi - je dis bien "pourquoi" - est-ce que les films sortent au cinéma le mercredi ?

Eh bien apparemment, ce serait lié au fait que les enfants de jadis n'avaient pas classe le jeudi. Du coup, en semaine, les parents ne pouvaient décemment les emmener au cinéma que le mercredi soir. Il était donc tout naturel de proposer les nouveaux films dès le mercredi, pour allécher les familles sérieuses et rigoureuses.

Voilà, c'est tout.



(Dédicace tardive à
krys pour sa question.)


Par Jonath - Publié dans : Questions fondamentales et désuètes
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Mardi 5 décembre 2006

Les toutes premières horloges mécaniques ont été fabriquées à la fin du XIIIe siècle. Auparavant, pour savoir l’heure, on utilisait des cadrans solaires. Et même après l'invention de l'horloge, les cadrans solaires et les cadrans des horloges ont coexisté sur la façade des cathédrales.

Or, la civilisation dite « développée » s’est globalement « développée » dans l’hémisphère nord. Et dans l’hémisphère nord, le soleil parcourt le ciel d’est en ouest en passant par le sud. Autrement dit, les mouvements de l’ombre sur le cadran solaire se font précisément dans le sens « des aiguilles d’une montre ».

 

Ouest             Est
   
Sud

 

Ce sens naturel de rotation est ainsi devenu une convention mécanique, sans doute pour ne pas perturber les habitudes des consommateurs de l’hémisphère nord.

Par Jonath - Publié dans : Questions fondamentales et désuètes
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Jeudi 2 novembre 2006
Avant d’être attribué par défaut à tous les chiens anonymes, le nom "Médor" a eu son heure de gloire. Médor est en effet l’un des personnages principaux d’une œuvre littéraire illustre : Roland furieux (titre original : Orlando furioso), un poème épique constitué de 40 chants, composé au XVIe siècle par l’Italien Ludovico Ariosto, dit l'Arioste. Héritière lointaine de la Chanson de Roland, cette œuvre met en scène Charlemagne, Roger et Bradamante, Angélique, Roland et le fameux Médor.

Médor est un jeune et séduisant Sarrasin, doublement ennemi de Roland : non seulement, il appartient à l’armée adverse, mais il a également épousé Angélique, aimée de Roland. Ces noces anodines en apparence ont rendu Roland fou furieux – d’où le titre du poème.

Bref, Médor était un héros épique ; mais les siècles ont passé et l’usure du temps a fait perdre à ce nom un peu de sa superbe. Dans des circonstances inexpliquées, le nom "Médor" est réapparu au XIXe siècle pour désigner le célèbre "chien du Louvre", qui monta fidèlement la garde devant la tombe de son maître, victime de la Révolution de 1830 et enterré au pied de la colonnade du palais royal.

Ainsi est passé Médor du statut de chien d’Infidèle à celui de chien fidèle.


(Spéciale dédicace à JMLG)

Par Jonath - Publié dans : Questions fondamentales et désuètes
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Lundi 30 octobre 2006
Le silence ne traduit pas nécessairement l'oisiveté. Et je sens un murmure poindre, au loin...

Ce matin, alors que je remontais la rue de Rennes vers la place du 18 juin 1940, j'ai croisé Raymond Domenech. Il poussait une poussette remplie d'une petite fille. Il souriait, il parlait à l'enfant. Il m'est apparu dans l'éclat du soleil d'hiver. Nous étions seuls sur le trottoir ; il n'y a pas eu le moindre échange entre nous. Mais --- bêtement --- je me suis senti joyeux.

Je me suis souvenu que je l'avais déjà croisé il y a plus de treize ans, alors que j'étais ramasseur de balles aux Jeux méditerranéens. Il entraînait à l'époque une jeune équipe d'Espoirs, dans laquelle évoluait un certain Zidane.
Par Jonath - Publié dans : Pensées variées et avariées
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Vendredi 13 octobre 2006

La fontaine de Trevi est un monument de mauvais goût que tout le monde connaît. On sait qu’elle a été popularisée par le bain nocturne et érotisant d’Anita Ekberg dans La Dolce Vita, même si on n’a pas vu le film de Fellini. On sait que les touristes de tous horizons viennent y jeter des pièces de monnaie, en tournant le dos à la fontaine et en faisant le vœu de revenir à Rome.

Ce que l’on sait moins, c’est que la ville de Rome a coutume de collecter l’argent ainsi dilapidé, et de le reverser à la Croix-Rouge italienne. Et le butin n’est pas négligeable : plus de 10.000 euros par mois.

A noter qu’en 1996, un magistrat italien a estimé que la pêche aux pièces de monnaie dans la fontaine de Trevi n’était pas un délit. Le tribunal a ainsi jugé que ces pièces pouvaient être récupérées par quiconque, aussi bien par la municipalité que par les passants.

Par jonath - Publié dans : Questions fondamentales et désuètes
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