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Citation 1

"Quand on aime la vie, on ne lit pas. On ne va guère au cinéma non plus d'ailleurs. Quoi qu'on en dise, l'accès à l'univers artistique est plus ou moins réservé à ceux qui en ont un peu marre."

Michel Houellebecq

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Citation 2

"Il n'est pas possible que, de gens qui ont besoin de parler et de gens qui ont besoin d'entendre, ne naisse pas un style"

Lopez dans L'espoir, d'André Malraux
17 janvier 2005 1 17 /01 /janvier /2005 00:00

Débouchez une bouteille de vin, à l'aide d'un tire-bouschtroumpf (ou d'un schtroumpfe-bouchon). Récupérez le bouchon de liège (voire de plastique, par les temps qui courent) et observez bien sa forme. Ah ! Ah ! Je ne rêve pas : le bouchon n'est pas cylindrique. Il est plus large en bas. Il est légèrement tronconique. Un peu comme un abat-jour, en beaucoup moins exagéré.

 

Alors ça peut être utile pour les malpropres dans mon genre qui utilisent cette dissymétrie pour reboucher la bouteille en retournant le bouchon ; mais comment expliquer cette forme particulière ?

J'ai posé la question autour de moi et j'ai obtenu toutes sortes de réponses : c'est la pression à l'intérieur de la bouteille, c'est la vapeur de vin qui gonfle le liège, etc. Rien de bien convaincant... Alors j'ai fait appel à un véritable professionnel : Monsieur Hugel. Et il m'a tout expliqué :

 

Cher Monsieur Lagier,
 
La réponse est simple. C'est la bouteille elle-même qui a un diamètre évasé vers le bas au niveau du col ; cela représente 1 à 2 mm de plus au niveau bas du bouchon par rapport au niveau haut.
 
De ce fait, au moment du débouchage, le bouchon aura à peu près la forme du goulot de la bouteille.
Ce caractère légèrement tronconique permet d'ailleurs au bouchon de mieux se maintenir en place.
 
Un petit conseil personnel pour finir : après ouverture, ne replacez jamais le bouchon sur la bouteille dans le sens inverse (c'est à dire petit diamètre en premier) car cela risque de communiquer au vin des mauvais goûts. Un simple bouchon synthétique pourra faire l'affaire.
 
Salutations respectueuses,
 
Marc HUGEL

 

Ce qui ne se voit pas à l'intérieur se voit parfois à l'extérieur. Merci Monsieur Hugel.

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14 janvier 2005 5 14 /01 /janvier /2005 00:00

J'entends dire, ici ou là, que la bande dessinée se serait élevée au rang de neuvième art. J'entends également parler du cinéma comme du septième art. Très bien, mais entre les deux, il y a quoi ?

J'imagine assez bien que les six premiers arts sont des arts antiques, genre la gouache ou la pâte à modeler... Mais qu'est-ce donc que le huitième art ?

Je pensais dur comme fer que c'était la photographie. Eh bien non : selon Le Monde 2 du 8 janvier 2005, ce serait la télévision ! Cela est d'ailleurs corroboré par la précieuse encyclopédie Wikipedia et le beaucoup moins précieux magazine VSD.

Etrange... mais pourquoi pas ? Après tout, cela reste très arbitraire. Hegel avait classé les 6 Arts (architecture, sculpture, peinture, musique, danse, poésie) selon des critères très personnels ; et depuis, tout le monde se prend pour Hegel... Sauf que le débat n'est pas tout à fait clos. En effet, si l'on en croit Wikipedia, la télévision serait en concurrence avec l'art dramatique (le jeu de l'acteur) pour le rôle convoité de huitième art. Cela pourrait sembler mieux choisi, même si cet art est intimement lié au théâtre (forme d'expression de l'art poétique) et au cinéma.

Mais la discussion ne s'arrête pas là et les incohérences demeurent. Bon nombre de gens considèrent que le huitième art est... la photographie, ah ah ! Notamment le journal Le Monde qui utilise dans ses colonnes le terme de huitième art, aussi bien pour désigner la photographie que la télévision... OK, mais si on y réfléchit, l'invention de la photo remonte à 1816 alors que celle du cinéma date de 1895 : il serait donc absurde de croire que la photo puisse être 8ème alors que le cinéma est 7ème au "classement" des arts.

Arrêtons là ces élucubrations taxinomiques. Je laisse le dernier mot aux correcteurs des Dicos d'or (voir le corrigé de la question 4), qui considèrent que le huitième art est bien la télévision. Chacun prêche pour sa paroisse.

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13 janvier 2005 4 13 /01 /janvier /2005 00:00

 

La vie de ma mère ! Je viens d'offrir une balle anti-stress à François Fillon en personne. Juste avant qu'il prenne l'ascenseur avec ses conseillers. J'espère que les syndicats d'enseignants lui donneront de bonnes raisons de s'en servir.

 

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Published by Jonathan LAGIER - dans Pensées variées et avariées
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5 janvier 2005 3 05 /01 /janvier /2005 00:00

Qu'est-ce que la frivolité ? C'est une forme de futilité, de légèreté. C'est l'apesanteur de la pensée. C'est l'inverse de la gravité.

Or la gravité, en physique, est symbolisée par la lettre G.

L'inverse de la gravité, c'est donc : 1/G. Ce qui, phonétiquement, se lit comme "INSURGÉ".

Bilan : l'apologiste de la frivolité est un insoumis, un agitateur, un rebelle, un révolté. Camarades frivoles, soulevons-nous contre ce monde trop grave !

¡ Viva la frivolidad !
¡ Viva la revolución !

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3 janvier 2005 1 03 /01 /janvier /2005 00:00

Au sein du gouvernement Raffarin III, Nicolas Sarkozy était "ministre d’Etat, ministre de l’économie, des finances et de l’industrie". Pourquoi "ministre d'Etat" ? Les autres ministres ne l'étaient pas...

En théorie, il n'y a pas de hiérarchie au sein du gouvernement. Nicolas Sarkozy n'était donc qu'officieusement numéro 2 du gouvernement. En France, le titre de "ministre d'Etat" est un titre purement honorifique, destiné à une personnalité politique un peu à part. En général, il s'agit d'honorer un ministre qui dirige un grand parti, ou qui est au-dessus de tout clivage politique. Or à l'époque, Nicolas Sarkozy n'était pas encore présiedent de l'UMP et était déjà empêtré dans les guéguerres partisanes. Alors ?

Alors il s'agissait de le mettre en avant et, accessoirement, de le rémunérer un peu plus que ses pairs du gouvernements. Et puis, en termes de protocole, le ministre d'Etat vient s'insérer entre le Premier ministre et les autres ministres. Voilà : beaucoup de bruit pour pas grand chose finalement.

A noter, dans la liste des ministres d'Etat de la Cinquième République, la présence d'Edouard Balladur, de Valéry Giscard d'Estaing et d'André Malraux.

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30 décembre 2004 4 30 /12 /décembre /2004 00:00

Hier soir, j'ai souffert d'insomnie alors j'ai parcouru le spectre hertzien, à la recherche de divertissements décérébrants. Après Soir3, Ça se discute et Secrets d'actualité, j'ai fini par tomber sur Pierre Sled et ses amis dans une émission de France3.

Une émission exceptionnelle intitulée modestement : "50 ans - 50 records". J'y ai vu :

 

- une vache avec une cinquième patte sur la tête

- un gars qui balance des bonbons dans la bouche de son frère en les catapultant avec son oreille (les frères Needles)

- un barbu qui soulève une femme avec sa barbe

- une femme qui fait des bulles de chewing-gum de 30 cm de diamètre avec son nez

- deux frères loups-garous mexicains hyper poilus

- un Américain qui chausse du 102

- un gars qui se laisse pousser les ongles depuis 42 ans (ils mesurent maintenant plus de 6,70 m)

- une Noire qui s'exorbite les yeux à la force de la pensée (ils sortent de 11 mm, c'est horrible)

- un vieux qui prépare un sandwich avec ses pieds

- un gars recouvert de 350 000 abeilles (soit plus de 40 kilos d'abeilles)

- un Indien qui a parcouru 4 000 km en roulant sur lui-même

- ce même Indien qui a passé 7 ans immobile accroché debout sous un arbre, à ne manger que de l'herbe

 

Ça faisait longtemps que je n'avais pas autant ri devant la télé. Merci France3.

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29 décembre 2004 3 29 /12 /décembre /2004 00:00

Le métro parisien est une vraie chance pour tout être un peu curieux et refroidi par le quotidien. Chaque matin, chaque soir, y défilent des personnages plus étranges les uns que les autres.

Ce matin, c'est une femme qui a éveillé mon intérêt. La trentaine légère, petite, brune, coupée au bol. Assez vilaine, mais pas trop. Elle tient dans sa main gauche un parapluie d'enfant, rouge. Une fois entrée dans la rame, elle a poussé comme un cri d'oiseau et j'ai levé les yeux. Elle penche la tête vers l'avant, les yeux tournés vers le sol et le sourire aux lèvres. Elle pousse des petits cris : "Gouzi-gouzi-gouzi". Je suis surpris ; je réfléchis...

Je suis trop bête : elle s'adresse à un enfant ! A un enfant trop petit pour que je puisse l'apercevoir depuis mon siège. Elle lui sourit, lui fait des mines, feint de le réprimander en agitant son index tendu. Elle garde les yeux tendus vers l'enfant, multiplie les "gouzigouzi" et les "trouloulou-loulou" à son intention. Je n'entends pas l'enfant rire en retour. Par moments, la jeune femme se fige en une attitude préoccupée. Puis le manège reprend.

Je ne les ai pas vus entrer ; j'ai hâte de les voir sortir. Je veux savoir si c'est une petite fille ou un petit garçon qui l'accompagne. Vu le parapluie rouge, je parie sur une petite fille.

Mais la jeune femme sort seule à la station Etienne Marcel.

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29 décembre 2004 3 29 /12 /décembre /2004 00:00

Voici la Une de L'Express de cette semaine :

... le réveil a été rude.

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22 décembre 2004 3 22 /12 /décembre /2004 00:00
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22 décembre 2004 3 22 /12 /décembre /2004 00:00

Christian Chesnot et Georges Malbrunot sont de retour en France et je les déteste déjà. Ils auront vécu l'expérience qui déclenche tout dans une vie : leurs proches vont les aimer plus que jamais ; ils auront appris à relativiser comme personne les petits tracas qui nous pourrissent l'existence ; ils sont célèbres et traités comme des héros ; ils ont gagné une reconnaissance professionnelle hors du commun ; ils garderont à jamais le sentiment d'avoir été au centre d'un événement significatif ; ils ont trouvé un excellent sujet de livre.

Quelle chance pour eux ! Quelle chance d'avoir été pris en otages ! Quel coup de pouce du destin ! Maintenant libres, leur vie va prendre un élan nouveau, un sens nouveau.

Tout un peuple derrière eux : parce qu'ils sont français, parce qu'ils sont journalistes.

Tout l'avenir devant eux : parce qu'ils sont vivants, parce qu'ils sont libérés.

Et moi je vais chercher une bière tiède dans la cuisine...

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