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Citation 1

"Quand on aime la vie, on ne lit pas. On ne va guère au cinéma non plus d'ailleurs. Quoi qu'on en dise, l'accès à l'univers artistique est plus ou moins réservé à ceux qui en ont un peu marre."

Michel Houellebecq

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Citation 2

"Il n'est pas possible que, de gens qui ont besoin de parler et de gens qui ont besoin d'entendre, ne naisse pas un style"

Lopez dans L'espoir, d'André Malraux
9 février 2005 3 09 /02 /février /2005 00:00

Ceci est un appel au secours.

Avant, je me la pétais en disant : "Ouiii, euh... CGT, c'est l'acronyme de Confédération Générale du Travail." (On se la pète comme on peut...)

Mais j'avais tort. Car c'est un sigle et non un acronyme. Quelle différence ? Une différence de prononciation.

Prenons l'exemple de l'ONU. Si je prononce les initiales lettre par lettre ("eau-haine-hue"), alors je fais usage d'un sigle. Mais si je prononce ce sigle syllabe par syllabe, comme un mot normal ("eau-nue"), alors j'emploie un acronyme. Exemples d'acronymes : sida, ovni, sonar, lylo, maaf, gan, losc, etc.

Pitié, aidez-moi à collectionner le maximum d'acronymes, pour que je puisse continuer à faire le malin en public.

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8 février 2005 2 08 /02 /février /2005 00:00

On trouve plusieurs explications contradictoires dans la littérature et sur Internet. Une seule chose est sûre : à l'origine le symbole comportait deux barres verticales, alors qu'aujourd'hui, par mesure de simplification, il n'en comporte officiellement qu'une.

Quant à l'origine du symbole, les avis divergent.
D'aucuns prétendent qu'on serait passé du sigle US au symbole $.
D'autres avancent l'hypothèse selon laquelle ce symbole $ dérive du chiffre 8. En effet, la pièce d'un dollar espagnol était appelée "pièce de huit" car elle valait 8 reales (le real étant une unité de monnaie espagnole au XVIIe siècle).

J'aime beaucoup une explication plus imagée : sur les pesos espagnols étaient gravées les colonnes d'Hercule. Cette monnaie transatlantique était connue en Amérique du nord sous le nom de "pillar dollar" (le dollar aux colonnes). Autour des colonnes était enroulé un vague drapeau, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous. Et cette illustration serait à l'origine du symbole du dollar.

D'après les dictionnaires Oxford, c'est beau mais c'est faux. Selon eux, la véritable origine de ce symbole consiste en une déformation scripturale du mot "pesos" abrégé Ps dans la littérature hispano-américaine du XVIIIe siècle. De là à y voir un lien entre le parti socialiste et le symbole du capitalisme...

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7 février 2005 1 07 /02 /février /2005 00:00

Je ne possède pas le don d'empathie, je crois donc qu'il me faut vivre pour écrire. Je suis ainsi allé vivre samedi matin une expérience qui s'est révélée décevante : j'ai manifesté.

Je suis parti en vélo au centre-ville, c'est loin le centre-ville. J'ai accroché mon vélo à un arbre avec un anti-vol, exprimant ainsi mon attachement résiduel au principe de propriété, et j'ai rejoint le cortège. Nous étions environ quatre mille à parcourir les rues d'une ville qui compte plus de cent mille habitants. Je ne sais pas si ça fait beaucoup ; je crois qu'il y a plus de monde au stade le samedi après-midi.

Premier constat : aucun parti n'est représenté. Comment faire passer un message politique sans l'appui des partis ? Deuxième constat : le mot d'ordre n'est pas clair. On m'a fait venir pour protester contre la remise en question des 35 heures. Or les leaders syndicaux à mes côtés se plaignent essentiellement de la baisse du pouvoir d'achat et de la faible valorisation des salaires. Troisième constat : leur slogan est naze, trop long, trop flou, trop mou. "Public, privé, salaires, emploi : même combat !" Personne n'arrive au bout sans se tromper.

OK... Menons un combat global à quatre mille dans la rue. OK... Gueulons : "Augmentez les salaires, pas les horaires." Mais je me mets à la place du gouvernement qui ne nous écoute qu'à moitié et entend une petite voix se plaindre : "Bouh ! La pauvreté, c'est mal. On veut des sous." Très bien, dit le gouvernement, alors faites des heures sup : c'est très bien payé.

J'aurais voulu qu'on gueule : "Raffarin : démission" ou "Chirac, patrons : même combat". Un vrai truc de gauche, quoi. En tant qu'étudiant sur le tard, voué à faire partie de la classe moyenne, ma lutte est toute simple : je veux avoir plein de congés grâce à la RTT ; je veux partager mon temps de travail avec d'autres ; je veux de l'emploi pour tous, des œufs à la coque et du cacao chaud.

Un peu déçu donc, je suis reparti à vélo par un autre chemin. Mais bon, je suis content parce qu'au retour, j'ai vu un side-car.

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Published by Jonathan LAGIER - dans Pensées variées et avariées
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3 février 2005 4 03 /02 /février /2005 00:00

Oh, bonheur suprême ! Me voilà seul devant TF1. Seul devant Evelyne Thomas, qui présente une toute nouvelle émission : "C'était mieux hier ?". Là je jubile. Avant il fallait que je zappe, que je sacrifie ; j'étais comme en garde alternée, la semaine chez maman Evelyne, le week-end chez papa TF1. Maintenant je peux regarder les deux en même temps.

Le concept de l'émission : on compare la vie d'aujourd'hui à la vie d'avant et on regarde c'est quoi qui est mieux. Les "documentalistes" de l'émission ont fait "un travail extraordinaire" et examinent, chiffres et images à l'appui, si notre nostalgie coutumière est fondée. Il me semble que c'est la voix off de Bataille ou Fontaine (je ne connais pas son nom, je sais juste que c'est le grand dadais, pas le petit gros) qui commente les sujets.

A part ça, 8 invités de prestige sont venus philosopher sur le plateau : Dave, Loana, Smaïn, Clara Morgane, Jean-Pascal, Rika Zaraï, Vincent Mac Doom et Geneviève de Fontenay. J'exulte. Il me manque juste Charlie Oleg et Danièle Evenou.

Le public applaudit les résultats des sondages. "Ouah ! 62,5 % de gens trouvent que les stars c'était mieux avant ! Incroyable ! Trop cool !" Smaïn disserte sur la bouffe bio. Loana ressemble de plus en plus à un poney et confie son inclination pour le cassoulet. Rika Zaraï raconte son enfance au milieu des chevaux de trait et des blocs de glace. Clara Morgane a la tête trop petite et les épaules trop larges : on dirait une souris en train de se faire avaler par un boa constrictor. Heureusement, il y a Dave qui part un peu en couille et qui raconte n'importe quoi en balançant sur tout le monde.

Bref, un quart d'heure passe... et je m'ennuie déjà. Je n'ai même pas la force d'attendre le dernier sujet bien racoleur de 22h45 (typiquement TF1) : "Alors ? Le sexe et les ados, c'était mieux hier ?". Voilà précisément une question que j'me posais pas, mais bon, ça permet de balancer librement quelques images pornos...

Allez, je fais le snob : je vais lire au lit.

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Published by Jonathan LAGIER - dans Pensées variées et avariées
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1 février 2005 2 01 /02 /février /2005 00:00

Se coiffer le matin provoque une vraie réflexion sur le pouvoir.

D'abord on se sent faible et désemparé, face à l'ampleur de la tâche. On se dit que les cheveux, c'est vraiment mal fait. Mais que fait Dieu ? Mais que font les coiffeurs ?

Puis on se décide à partir en campagne et on se met à l'ouvrage. Et là, c'est l'échec : l'exercice du pouvoir se révèle lourd et peu gratifiant. On a beau peigner, brosser, humidifier, rien n'y fait : on reste mal coiffé.

Alors on s'improvise monarque de sa propre chevelure ; on rassemble les pouvoirs en une même main leste qui s'empare avec ferveur d'un pot de gel coiffant. Le regard s'illumine alors, car on est enfin maître de sa pilosité crânienne. On lui dicte sa loi, on la manipule. Passent quelques secondes. On hésite, on recommence, on ne sait pas vraiment quoi faire. Aplatir ? Relever ? Ebouriffer ? Passent quelques minutes. Et pour finir, on abdique : on se retrouve victime de l'usure du pouvoir.

On quitte la salle de bains, plus laid qu'avant d'y entrer, et on se dit que la prochaine fois on ira voter, ne serait-ce que par cruauté vis-à-vis des candidats.

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31 janvier 2005 1 31 /01 /janvier /2005 00:00

Depuis mai 2003, la marque Perrier propose une nouvelle version de sa célèbre eau. Il s'agit de l'Eau de Perrier (à ne pas confondre avec l'eau Perrier), "finement pétillante", avec de "petites bulles légères".

D'où cette question légitime : comment font-ils pour choisir la taille des bulles ?

La réponse du service consommateurs de Perrier est simple : les bulles ont la même taille que dans le Perrier classique ; mais il y en a moins.

L'eau Perrier est naturellement gazeuse à la source. Pour produire le contenu des bouteilles qui sont commercialisées, on commence par séparer l'eau et le gaz. Puis on enrichit l'eau avec le gaz de la source (en réinjectant dans l'eau la quantité de gaz voulue).

Taux de gaz dans le Perrier classique : 7 g/L
Taux de gaz dans l'Eau de Perrier      : 5 g/L

Voilà la seule différence. Voilà comment s'explique cette impression de bulles fines. Une belle arnaque, donc.

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27 janvier 2005 4 27 /01 /janvier /2005 00:00

Au-dessus de tous les bureaux de tabac, on voit un truc de ce genre :

Que représente cette forme rouge et oblongue, si communément adoptée comme enseigne par les buralistes de tous bords ?

Une première certitude : il s'agit d'. C'est du moins par ce nom qu'elle est usuellement désignée. L'origine de ce symbole s'explique par le fait qu'un morceau de carotte placé dans un paquet de tabac aide à conserver sa fraîcheur...

... c'est bien rigolo comme explication, mais c'est totalement faux ! A ce titre, je vous conseille la lecture d'un petit ouvrage intitulé C'est beau, mais c'est faux, qui recense pas mal de légendes de ce genre (je ne crois pas que celle-là y figure).

La vérité vraie, c'est que le tabac était à l'origine produit et vendu sous forme de petits rouleaux de quelques centimètres de long. Rouleaux que l'on devait râper aux extrémités pour récupérer les feuilles de tabac (à mâcher ou à fumer). D'où cette allure de "carotte". L'expression "carotte de tabac" figure d'ailleurs dans tous les bons dictionnaires. Ce mode de consommation du tabac a perduré un temps chez les fumeurs de pipes et les chiqueurs. Mais depuis les années trente, la carotte de tabac n'est plus visible que sur les enseignes des buralistes, dans une version stylisée.

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27 janvier 2005 4 27 /01 /janvier /2005 00:00

Version anglaise...

 

Version allemande...

 

Version chinoise :

星期三26 Janvier 2005 年Crados 这是一天crados 。天 气是极端冷。这blog 被撤出从在Blog 选择。OM 昨晚丢失。简而言 之, 我不满意。i 因而向往再加入与金黄年龄, 所有是唯一幻觉,  瞬间感觉和然而四季不断: 童年。谢谢网际网络给予我replonger  在一无尽源泉的坏口味; 感谢被允许我再开一根老树干与这个乡愁 变温和。并且Crados 生活! 微微秒: 支持这blog 由送购物中心到 这个站点的管理员。由乔纳森所着LAGIER 张贴 - 评论 (3)  - Trackback(0)  - 推荐

 

Version japonaise :

水曜日26 Janvier 2005 年のCrados それは1 日の crados  である。天候は非常に冷たい。このblog は選択にBlog  から撤回された。OM は昨日の晩失った。不足分では, 私は不満を 抱く。I つはこうして金年齢と再度結合することを熱望し, それ にもかかわらずすべてが唯一に錯覚すなわち移り変わる感じ不断 である: 幼年期。あなたにインターネット私に悪い好みの inexhaustible 源のreplonger を与えるために感謝しなさい ; nostalgic を備えた古いトランクを再開することを許可する為 の感謝は私をrelents 。そしてCrados の生命! ピコ秒: この場所 の管理者へモールを送ることによってこのblog を支えなさい。ジ ョナサンLAGIER 著掲示される - コメント(3)  -  Trackback(0)  - 推薦するため

 

Version coréenne :

수요일 26 Janvier 2005년 Crados 한 일 crados 이다 .   기상은 극단적으로 차다.  이 blog은 선택에 blog에서 철퇴 되었다.  OM은 어제 고르기 잃었다.간결안에, 나는 많족하지 않 는다.  i개은 이렇게 곳에 모두가 다만 환영, 덧없은 감각및  nevertheless 다년생 인 황금 나이에 다시 결합한것을  aspire,:  유년기.  너를 인터넷 나에게에게 나쁜 맛의 다 써 버릴 수 없는 근원안에 replonger을 허용하는 감사하십시요;    향수주의자와의 오래 되는 간선을 재개하는 허용하기를 위해 감 사는 나에게를 relents.  그리고Crados 일생 !  PS:  이 위치의  행정관에게 쇼핑 센터를 보내기으로서 이 blog을 지원하십시요 .  Jonathan LAGIER에 의하여 배치하는  - 비평  (3)  - Trackback(0)  - 추천한 위하여

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26 janvier 2005 3 26 /01 /janvier /2005 00:00

C'est une journée crados. Il fait extrêmement froid. Ce blog a été retiré de la sélection Over-Blog. L'OM a perdu hier soir. Bref, je suis mécontent.

J'aspire donc à renouer avec l'Âge d'or, où tout n'est qu'illusions, sensations éphémères et néanmoins pérennes : l'enfance. Merci Internet de m'avoir permis de replonger dans une source intarissable de mauvais goût ; merci de m'avoir permis de rouvrir un vieux coffre aux relents nostalgiques. Et vive les Crados !

 

PS : Soutenez ce blog en envoyant un mail aux administrateurs de ce site.

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19 janvier 2005 3 19 /01 /janvier /2005 00:00

Aujourd'hui, en France et dans l'immense majorité des pays du monde, l'année civile commence le 1er janvier. Mais il faut bien garder à l'esprit que le début de l'année relève d'un choix purement arbitraire.

Pour les Gaulois et leurs druides, le début de l'année était marqué par le 1er quartier de lune après le solstice d'hiver. Pour les Romains d'avant Jules César, l'année commençait le 1er mars. Pourquoi le 1er mars ? Mystère... Mais cela explique l'origine du nom des mois de septembre (septième mois), octobre (huitième mois), novembre (neuvième mois) et décembre (dixième mois). La réforme du calendrier romain, opérée par Jules César en 46 avant notre ère, a donné naissance au calendrier julien qui, entre autres choses, fait commencer l'année le 1er janvier, date d'entrée en fonction des consuls. Cela n'explique pas pourquoi les consuls entraient en fonction le 1er janvier... Ma conviction personnelle est qu'ils se débrouillaient pour entamer leur "mandat" avec le rallongement des journées, donc le plus vite possible après le solstice d'hiver ; et comme tant qu'à y être, c'est plus simple de commencer le premier du mois, ils ont opté pour le 1er janvier.

Au cours de l'Histoire de France, la date officielle du jour de l'an a beaucoup varié.  Aux VIe et VIIe siècles, l'année commençait le 1er mars. Sous le règne des Carolingiens, l'année commençait à Noël dans tout l'empire franc. Et sous le règne des Capétiens, le 1er de l'an était la fête de Pâques (du XIIe au XVIe siècle). Dans certaines régions, c'était même le 25 mars (jour de l'Annonciation), d'où les poissons qu'on offrait le 1er avril, en guise de cadeaux de jour de l'an. Enfin, en 1564, Charles IX rend obligatoire le 1er janvier comme date du début de l'année. A noter que pendant la Première République, l'année commençait légalement le jour de l'équinoxe d'automne, date de la proclamation de ladite République.

Pour conclure, apprécions à sa juste mesure le fait suivant. Le mois de janvier est le mois de Janus, dieu à deux visages, dont l'un regarde vers l'arrière et l'autre vers l'avant. Ainsi la place du mois de janvier, à la jonction de l'année passée et de l'année future, semble tout à fait appropriée.

 

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