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Citation 1

"Quand on aime la vie, on ne lit pas. On ne va guère au cinéma non plus d'ailleurs. Quoi qu'on en dise, l'accès à l'univers artistique est plus ou moins réservé à ceux qui en ont un peu marre."

Michel Houellebecq

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Citation 2

"Il n'est pas possible que, de gens qui ont besoin de parler et de gens qui ont besoin d'entendre, ne naisse pas un style"

Lopez dans L'espoir, d'André Malraux
11 juillet 2006 2 11 /07 /juillet /2006 09:47
Le bruit de couloir devient officiel : on va lui décerner le Prix Nobel. Il s'y prépare ; il est revenu pour ça. Oh, il avait bien quelques concurrents, plus ou moins flamboyants. Mais il a eu vite fait de les dépasser ; par certaines phrases subtiles, par certains poèmes bien sentis, il a su éclairer la littérature d'un jour nouveau.

Docile, il a déjà rejoint Stockholm, quelques jours avant la cérémonie - pour s'imprégner. Il y écrit des billets, sobres, purs, définitifs. Ses journées passent.

Le matin qui précède la remise du Prix, une lettre l'attend au comptoir de l'hôtel. Elle émane d'un écrivain jaloux, haineux, sans talent ; elle contient des propos à la hauteur de leur auteur - mais pas besoin de talent pour piquer là où c'est douloureux. Ligne après ligne, le futur Prix Nobel encaisse. Et le futur Prix Nobel souffre. Il souffre mais il se tait - sa plume se tait, elle se tait à jamais.

Il prend un taxi et un coupe-papier. Il sait très bien où aller et il s'est résolu à y aller. Il entre dans la chambre de celui qui aura su briser sa carrière, et lève le bras bien haut.

Dans le journal du soir, on apprend que le Prix Nobel de littérature ne sera pas décerné cette année.
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28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 09:51
Prendre le métro, toujours. A un croisement dans le couloir, je vois cet homme, cette femme : ce couple. Ils sont vieux (enfin, ils ont trente-cinq ans) et ils s’embrassent comme des collégiens – goulûment ? pas vraiment – avec méthode, avec détermination. Le tour de langue est calibré : vitesse de rotation, nombre de tours avant extinction. Et puis, ils valident le processus par un bisou qui claque, lèvres contre lèvres – mission accomplie.

Alors ils repartent – lui en costard, elle en tailleur –, chacun vers sa vie. C’est triste la productivité.

***

Dans la rame, debout. Je vois une fille jolie ; je la regarde. Je la regarde sans discontinuer mais sans arrière-pensée, par pur sens de l’esthétisme – comme je regarde un joli coup franc ou une jolie bouche de métro. Elle, elle ne me regarde pas, et elle a bien raison : que verrait-elle, sinon quelqu’un qui la regarde ?
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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 11:21
Veuillez trouver ci-dessous la nouvelle campagne de pub Veolia.


Rappel du slogan : "Si on vous dit environnement, vous voyez quoi ?"
Ben... moi je vois ça :


Merci Veolia.


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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 22:22
Oui, alors déjà - même si je l'ai déjà dit - "anagramme" est un mot féminin. Une anagramme, donc. Ce point étant acquis, permettez-moi de prendre un M&M's - il faudra que je pense à compter combien il y en a dans un paquet un jour...

Je ne vais pas dire que j'aime Pascal Obispo, parce que je ne l'aime pas ; je ne vais pas dire non plus que j'aime Pablo Picasso, parce que ce serait comme dire que j'aime la paix ou le parmesan. Je vais donc me contenter de vous exposer un fait qui me réjouit bêtement : PASCAL OBISPO est une anagramme de PABLO PICASSO.

Je n'ai rien inventé : l'auteur-compositeur-interprète-moissonneur-batteur-robot-mixeur n'a eu de cesse de le répéter tout au long de la promo pour son nouvel album.

Au départ, j'ai cru qu'il avait choisi son pseudo exprès, et j'ai trouvé cela malicieux. Mais en cherchant un peu - grosse déception - j'ai appris qu'Obispo était son vrai nom et Pascal son vrai prénom. Il est le fils d'un ancien joueur de foot des Girondins de Bordeaux : Max Obispo.

Alors là, je me suis dit : c'est le père - ou la mère (Nicole) - qui a eu l'idée du prénom, de l'anagramme et tout, et j'ai trouvé cela malicieux. Deuxième déception : c'est un pur hasard selon l'intéressé (cf. la réponse à la dernière question
de cette interview).

Bilan : y a pas grand monde de malicieux dans la famille Obispo.

[Cet article d'un intérêt douteux m'a été suggéré par une certaine Pouni que je remercie chaleureusement pour son enthousiasme et sa curiosité un peu flasque.]
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7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 03:18
Il est 3 heures du mat, je sors de boîte.
Ah non, pardon : je sors de ma boîte ; je viens de finir ma journée de travail.

Mine de rien, ça prend du temps d'avoir un emploi. Et quitte à me répéter, je me répète : le blogueur n'est pas un robot multi-fonctions. Le blogueur est un être humain comme les autres, qui veut du temps libre pour le gaspiller dans des passe-temps débiles.

Vous l'aurez compris, mes chers douze fans (le treizième nous a quittés avant-hier), ce n'est ni par mépris ni par dégoût que je vous délaisse ces derniers mois. C'est le grand capital qui me grignote miette après miette. Les questions restent parfois sans réponses et les réponses restent toujours sans public. C'est triste - j'ai envie de dire : c'est grave.

Mais ce soir ce matin cette nuit maintenant, j'ai envie de vous dire que le blogueur est réapparu sous la croûte. Une réapparition brève mais ô combien jouissive qui m'autorise à m'épancher le plus égocentriquement du monde. Ce que je fais.

Merci à mon producteur, à mes sponsors, à ma mère qui est dans la salle ce soir... Je t'aime maman.

Et parce qu'il faut bien dormir un jour, et parce que je sens que je peux réveiller en vous cette curiosité malsaine qui vous amenait à fréquenter ce blog miteux, eh bien voici une liste de questions triées sur le volet. A vous de voter pour déterminer laquelle verra sa réponse publiée (dans les trois mois qui suivent).

1. A quoi servent les tétons des hommes ?
2. En quoi l’orgasme féminin est-il utile à la survie de l’espèce ?
3. Comment fait-on pour compter les manifestants dans une manif ?
4. Quel est le record d'apnée pour un être humain ?
5. Y a-t-il une réglementation sur les plaques d'immatriculation aux USA ?
6. Y a-t-il des animaux qui ne dorment pas ?
7. Quelle est l'origine des noms CAC40, Dow Jones et Nikkei ?

Merci d'avoir joué avec nous.
(Il faut absolument que je pense à m'acheter le nouveau numéro de L'Entreprise demain matin, dans 5 heures.)
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30 janvier 2006 1 30 /01 /janvier /2006 10:36
"Bé-euh-deuzène-igrec-bé : mon nom à moi c'est Benny B, oui tu l'as deviné..."


C'était bien, ça...
C'était le Club Dorothée, les corinettes trempées dans le lait, les joggings fluos et les albums Panini. Accessoirement, c'étaient les débuts du rap francophone ; il s'appelait B. (Benny de son prénom) et il était trop classe avec ses potes belges DJ Daddy K et Perfect, celui qui dansait sur la tête. Grâce à eux, on avait de quoi raper à l'arrière du bus.

Fondé en 1990, le groupe se sépare en 1992, après deux albums trop vite oubliés.

Aujourd'hui, si l'on en croit le site StarsOubliées.com, Benny serait bagagiste manutentionnaire à l'aéroport de Bruxelles. Gageons que ses collègues auront des journées de travail bien agréables, au rythme des couplets d'antan :

Et pour la première fois de ma vie
Je me suis mis à mover
C’était un move de la mort
Un plaisir sans limite
Oui vraiment c’était trop fort
Ce mélange de funky beat

(Extrait de "DJ d'enfer" - 1991)

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26 janvier 2006 4 26 /01 /janvier /2006 10:24
Ceci est un coup de gueule, un appel au bon goût, un appel au bon sens, une  supplique aux publicitaires de tous bords :
Pitié, cessez d'exhiber des photos de bouffe en gros plan sur vos publicités dans le métro.

C'est tout simplement pénible et vomitif ; ça ne fait que desservir vos intérêts et ça dessert clairement les miens. (Et je vais peut-être cessez d'employer ce mot "dessert", sans quoi vous allez encore me mettre sous le nez une photo en gros plan d'île flottante ou de mousse au caramel.)

Sérieusement, je donne ci-dessous trois exemples de publicités croisées successivement ce matin dans les couloirs de la station Madeleine. Imaginez-les bien en grand format 4 mètres par 3.
Hmmm ! Comme ça donne envie de consommer...




























(Je n'ajouterai rien, la pizza dégueule déjà à ma place.)
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3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 11:16

J'ai eu le sentiment d'une ressemblance puis il y a eu comme une confusion. Et soudain me voilà rassuré : je ne suis pas seul à noter que ces deux actrices ont un air de famille.

La preuve en images :


Keira Knightley en 2003 et Natalie Portman en 2002


Natalie Portman en 2002 et Keira Knightley en 2003


Keira Knightley dans "Pirates des Caraïbes" en 2003 et Natalie Portman dans "L'Attaque des Clones" en 2002


Keira Knightley à la premiere de "Pirates des Caraïbes" en 2003 et Natalie Portman lors d'une émission de télé en 2002


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2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 10:45
Je rentre chez moi ; je passe près d'un abribus. On y fait de la pub par affichage, c'est l'usage. Comme souvent, une jolie fille s'étale sur l'affiche. Mais cette fois-ci, la fille a beau être très mignonne, son attitude est sobre et son corps n'est pas dénudé. Plus étrange encore, il n'y a pas de message publicitaire... Je me dis que ce doit être une nouvelle campagne de "teasing" vulgaire et commerciale. Lorsque soudain j'aperçois un petit message, imprimé en caractères minuscules au milieu du visage de la jeune femme sur la photo. Je crois à un sticker "anti-pub" aposé sauvagement, mais non. Dévoré par la curiosité, je m'approche pour pouvoir lire et je lis :

"Bravo, vous faites désormais partie des gens qui n'ont pas peur de s'approcher d'une personne séropositive"

Je dis bravo.
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28 novembre 2005 1 28 /11 /novembre /2005 17:42
En ces temps gris où les rapports humains se font rares et superficiels, la culture (la musique en particulier) n'a jamais autant proliféré et on peut y accéder de manière instantanée et quasi-gratuite, dans des conditions de qualité remarquables. Grâce à Internet bien sûr, et grâce à la numérisation des contenus.

Problème : comment s'y retrouver dans cette nébuleuse d'artistes, d'albums, de morceaux ? Vers qui se tourner ? Comment choisir ? Par où cheminer ?

La pub nous "aide" - ou nous manipule. Les critiques nous orientent - ou nous désorientent. Mais que de temps perdu, que d'énergie gaspillée, que d'argent dilapidé, pour un résultat si maigre ! Au final, on écoute toujours la même radio, toujours les mêmes CD...

Heureusement, il y a PANDORA. Pandora est une web-radio personnalisable. Pandora, c'est l'outil rêvé pour découvrir des artistes dont la production correspond à vos goûts musicaux. Vous entrez le nom de deux ou trois références qui structurent vos préférences musicales, et le site vous programme une liste infinie de titres à votre goût. Si un titre ne vous plaît pas, vous manifestez votre déception et le site corrige le tir. C'est fondé sur une classification statistique des morceaux et le résultat est surprenant. En plus, ça reste gratuit si vous tolérez les pubs. Seul bémol : le site ne rassemble dans sa base que des titres anglo-saxons, mais c'est déjà énorme.
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