"Quand on aime la vie, on ne lit pas. On ne va guère au cinéma non plus d'ailleurs. Quoi qu'on en dise, l'accès à l'univers artistique est plus ou moins réservé à ceux qui en ont un peu marre."
Michel Houellebecq
Citation 2
"Il n'est pas possible que, de gens qui ont besoin de parler et de gens qui ont besoin d'entendre, ne naisse pas un style"
Quand on vit à Paris, on prend souvent le métro. Quand on prend le métro, on voit tout plein de pubs. Et parfois, il y en a des bien.
Celles pour Eurostar sont souvent bien. Elles sont bien parce qu'elles font toujours référence à un truc précis lié à Londres ou à l'Angleterre. Du coup, elles plaisent aux snobs vaguement anglophiles (dont je suis).
Mais la dernière campagne Eurostar m'a laissé circonspect pendant presque une semaine ; je ne la comprenais pas. J'avais honte, je bouillais, je me mangeais la peau autour des ongles (c'est le meilleur morceau). Je sentais qu'au-delà de l'idée de "traversée" -- traversée de la route, traversée de la Manche -- il y avait une référence plus ou moins explicite à quelque élément de l'imaginaire collectif.
Ces coléoptères m'intriguaient... Et puis j'ai eu une illumination : en anglais, "coléoptère" se dit "beetle" ! Et je me suis souvenu d'une couverture d'album...
Abbey Road des Beatles ! Même les couleurs des vêtements étaient respectés. J'avais trouvé la clé, comme dans la pub Pim's.