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Citation 1

"Quand on aime la vie, on ne lit pas. On ne va guère au cinéma non plus d'ailleurs. Quoi qu'on en dise, l'accès à l'univers artistique est plus ou moins réservé à ceux qui en ont un peu marre."

Michel Houellebecq

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Citation 2

"Il n'est pas possible que, de gens qui ont besoin de parler et de gens qui ont besoin d'entendre, ne naisse pas un style"

Lopez dans L'espoir, d'André Malraux
10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 19:03

"Le pluralisme de la presse constitue la garantie d'une société démocratique [...]. Le pluralisme de la presse constitue sans nul doute un objectif à valeur constitutionnelle puisqu'il répond aux prescriptions de l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et est reconnu comme tel par le Conseil constitutionnel dans sa jurisprudence."

Jusqu'où aider la presse ? Rapport d'information n° 406 (2003-2004) de M. Paul LORIDANT, fait au nom de la commission des finances, déposé le 7 juillet 2004

 

 

Exemple :


L-Express.jpgLe-Point.jpg

 

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 10:09
D'habitude, je ne suis pas fan des prénoms composés, mais là j'ai eu comme un coup de coeur : si j'ai un fils, je l'appellerai Eric-Besson.

C'est classe, original ; c'est un prénom qui respire la cohérence, l'intégrité, la dignité.

Bref, je crois que j'ai fait un vrai bon choix de prénom.

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 13:14
Quand on vit à Paris, on prend souvent le métro.
Quand on prend le métro, on voit tout plein de pubs.
Et parfois, il y en a des bien.

Celles pour Eurostar sont souvent bien.
Elles sont bien parce qu'elles font toujours référence à un truc précis lié à Londres ou à l'Angleterre. Du coup, elles plaisent aux snobs vaguement anglophiles (dont je suis).

Mais la dernière campagne Eurostar m'a laissé circonspect pendant presque une semaine ; je ne la comprenais pas. J'avais honte, je bouillais, je me mangeais la peau autour des ongles (c'est le meilleur morceau). Je sentais qu'au-delà de l'idée de "traversée" -- traversée de la route, traversée de la Manche -- il y avait une référence plus ou moins explicite à quelque élément de l'imaginaire collectif.


Ces coléoptères m'intriguaient... Et puis j'ai eu une illumination : en anglais, "coléoptère" se dit "beetle" ! Et je me suis souvenu d'une couverture d'album...


Abbey Road des Beatles !
Même les couleurs des vêtements étaient respectés.
J'avais trouvé la clé, comme dans la pub Pim's.


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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 10:30
Juste pour vous raconter un truc : ce matin, j'ai tapé SARKO (un vieux fantasme) sur Google.

Résultat en cliquant ci-dessous (j'en ris encore) :



Pour info, voilà ce qu'est un TASER...


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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 09:40
Le silence ne traduit pas nécessairement l'oisiveté. Et je sens un murmure poindre, au loin...

Ce matin, alors que je remontais la rue de Rennes vers la place du 18 juin 1940, j'ai croisé Raymond Domenech. Il poussait une poussette remplie d'une petite fille. Il souriait, il parlait à l'enfant. Il m'est apparu dans l'éclat du soleil d'hiver. Nous étions seuls sur le trottoir ; il n'y a pas eu le moindre échange entre nous. Mais --- bêtement --- je me suis senti joyeux.

Je me suis souvenu que je l'avais déjà croisé il y a plus de treize ans, alors que j'étais ramasseur de balles aux Jeux méditerranéens. Il entraînait à l'époque une jeune équipe d'Espoirs, dans laquelle évoluait un certain Zidane.
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10 octobre 2006 2 10 /10 /octobre /2006 17:50
Le cul posé sur une chaise, il médite à sa mesure. Il est en train de prendre conscience d’une statistique effrayante : il se dit qu’il a dû passer les trois quarts de sa vie éveillée en position assise. Assis toute la journée à l’école, au collège, au lycée, à l’université ; assis en cours, à la cantine, à la bibliothèque, à la cafétéria, dans la cour. Assis chez lui, devant son bureau, devant son ordinateur, devant sa télé. Assis à table, assis aux toilettes. Assis au restaurant, au café, au cinéma, au théâtre, chez ses amis, chez les gens. Assis dans l’avion, dans le train, dans le bus, dans le métro, dans la voiture. Assis à son travail.

Assis pour étudier, pour se cultiver, pour se détendre, pour jouer, pour discuter, pour se déplacer, pour travailler, pour se reposer, pour attendre, pour fumer, pour manger, pour boire, pour chier. A croire qu’il ne se lève que pour pisser.

Il fait partie de ces personnes qui, depuis l’enfance jusqu’à la mort, voient leur activité vitale réduite à une utilisation exclusive et productiviste de leurs capacités intellectuelles. Jamais il n’a eu à bâtir autre chose que des raisonnements, jamais il n’a eu à chasser, jamais il n’a eu à cueillir. Et il n’aura jamais à accomplir ces gestes, car d’autres toujours les accompliront pour lui. Avant, il se levait parfois pour aller pousser un chariot et rapporter quelques courses ; maintenant il commande par Internet.

Pour survivre, il n’a besoin que d’un siège et d’un écran. Comme bon nombre de ses pairs, il a coupé les ponts avec son lointain ancêtre l’homo erectus pour devenir un véritable homo sedentarius. Il n’est plus un bipède, mais un tripède ; son cul lui sert de socle.

Il a perdu le peu d’enthousiasme qui l’animait depuis ce matin. Il attrape un vieux soda tiède et boit. Il réalise à quel point se tenir debout plusieurs minutes relève du supplice et en vient à ne pas regretter tout ce temps passé sur des sièges.
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27 août 2006 7 27 /08 /août /2006 22:22
Je marche les pieds nus sur des coquilles d’œufs
Le sang trouve son chemin entre mes orteils
J’avance vers un avenir bien hasardeux
J’ai peur de rencontrer des tessons de bouteilles

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23 août 2006 3 23 /08 /août /2006 16:25
Il ne pourrait pas aimer une fille trop belle ; il manquerait d’objectivité.
Il ne pourrait pas aimer une fille trop laide ; il manquerait de désir.

Quand il voit une femme laide, assise seule à une table de restaurant, il sent monter les larmes. Il sait que cette femme dormira seule, ce soir et tous les autres soirs de sa vie. Un homme laid, au moins, peut aller voir les putes. Il aura toujours pu économiser un peu d’argent et détiendra donc le pouvoir – sans risque – de s’offrir un vagin. Mais la femme laide est seule, désespérément seule ; elle ne peut pas s’acheter un homme car l’homme – par sa force supérieure, par son potentiel de nuisance physique –, car l’homme lui fait peur ; il est une menace. L’asymétrie dans la force physique explique pourquoi la prostitution hétérosexuelle est un métier de femmes.

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21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 17:30
Y a pas trop de couleurs dans le ciel de Paris
Y a juste un peu de blanc qui vire sur le gris
Tu marches dans les rues en salissant tes jeans
Tu rentres te soûler à la bière et au gin

C’est l’hiver à Paris
C’est triste comme la mer du nord
C’est l’hiver à Paris
Les gens ont froid dehors

Y a pas trop de gamins dans les parcs de Paris
Y a juste toi qui fumes sur un vieux banc pourri
Tu fumes sans plaisir pour chauffer la machine
Tu tousses à cause du froid et de la nicotine

C’est l’hiver à Paris
C’est triste comme un oiseau mort
C’est l’hiver à Paris
Les gens ont froid dehors

Y a pas trop de chaleur dans les baisers de Paris
Y a juste l’élan d’un mariage à la mairie
Tu embrasses ton mec comme on pioche à la mine
Tu sens avec la nuit l’ennui qui se dessine

C’est l’hiver à Paris
C’est triste comme un vieux qui dort
C’est l’hiver à Paris
Les gens ont froid dehors


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8 août 2006 2 08 /08 /août /2006 11:41

Alors c’est parti, je vais me la jouer pistolero. Un peu adolescent rageur. Un peu politiquement correct.

Je pense aux deux milliards d’amendements qui vont être déposés pour empêcher la fusion GDF-Suez. Je me dis que c’est rusé de se battre avec les armes de l’administration, pour mener un combat fondamental pour la société française. Je me dis…

Et puis non, je ne me dis pas ça du tout : je me dis que je n’en ai à peu près rien à battre de cette fusion de merde. On me dit que l’enjeu est énorme ? Peut-être, peut-être… Mais quoi ? N’y a-t-il pas plus urgent ? Plus fondamental ?

Bref, je m’énerve et je hurle comme un jeune loup – comme un jeune agneau plutôt. Je hurle parce que ce matin j’ai vu – comme tous les matins – la même femme sur le même quai de métro. C’est une sans-abri, une clocharde quoi. D’habitude, elle me fait un peu peur et un peu peine. Elle est sans âge, courbée, recourbée. Je n’ai jamais vu son visage.  Mais ce matin elle a toussé ; puis elle a retoussé et retoussé encore – fort, tellement fort qu’on l’entendait même à l’intérieur de la rame, les portes fermées. Elle toussait d’une toux d’agonie alors j’ai eu un peu mal au cœur. J’ai pensé qu’elle allait peut-être mourir ce matin, seule sur un quai de métro. J’ai pensé que peut-être je ne la reverrais pas demain.

Je suis sorti, maudissant intérieurement toute forme d’action politique – vaine, vaine, vaine. J’ai appelé le SAMU social une première fois – occupé –, puis une seconde fois en arrivant au bureau. Après six minutes d’attente, une voix me répond :

     Non Monsieur, le SAMU social ne s’occupe pas des personnes dans le métro. Désolé.

     Mais alors qui va s’en occuper ?

     C’est la SNCF ou la RATP, Monsieur. Il faut les appeler eux…

     Mais qui voulez-vous que j’appelle à la SNCF ou à la RATP ?

     Le mieux, c’est que vous alliez voir directement quelqu’un de la RATP à la station.

     Et le SAMU social ne peut pas se charger de faire ça ?

     Non Monsieur, nous n’intervenons que sur la voix publique.

     Mais si les agents RATP la font sortir du métro…

     Alors cette personne pourra faire appel au SAMU social. Cette personne ou quelqu’un comme vous qui appellera pour elle.

Les armes de l’administration…

Je suis finalement allé à la station Grands Boulevards. J’ai fait la queue avec les touristes. J’ai parlé au gars à la caisse ; il était jeune, gentil, pas encore blasé. Il a fini par céder à mes prières et il a appelé les pompiers. J’ai demandé si ma présence pouvait être utile à quoi que ce soit ; il a répondu que non.

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