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Citation 1

"Quand on aime la vie, on ne lit pas. On ne va guère au cinéma non plus d'ailleurs. Quoi qu'on en dise, l'accès à l'univers artistique est plus ou moins réservé à ceux qui en ont un peu marre."

Michel Houellebecq

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Citation 2

"Il n'est pas possible que, de gens qui ont besoin de parler et de gens qui ont besoin d'entendre, ne naisse pas un style"

Lopez dans L'espoir, d'André Malraux
18 novembre 2004 4 18 /11 /novembre /2004 00:00

Hier, comme chacun sait, c'était mon anniversaire.

Je n'ai pas eu de gâteau d'anniversaire mais un croissant d'anniversaire, sur lequel se dressait une bougie magique. Tu souffles, elle fait semblant de s'éteindre... et paf ! elle recommence à brûler et tu as beau souffler et resouffler comme un âne, rien n'empêche cette maudite bougie de s'enflammer à nouveau.

Alors c'est bien cool comme bougie, mais comment expliquer ce tour de magie ?

Pour le comprendre, j'ai dû renouer avec mes bases de chimie... et m'intéresser en passant au principe des feux d'artifice.

La cire de ces bougies magiques contient une infime quantité de nitrate (de sodium ou de potassium) : NO3. Or, les nitrates sont des composés oxydants qui ont la vertu de se décomposer à la chaleur en dégageant de l'oxygène (O2). L'équation de la réaction est la suivante : 2 NO3 --> 2 NO2 + O2.

Ainsi, lorsqu'on souffle la bougie magique, la mèche reste incandescente et l'oxygène qui se dégage du nitrate de la cire ré-alimente la combustion de la mèche : la bougie se rallume !

Souffler ne sert alors à rien ; il faut mouiller la mèche pour qu'elle ne soit plus incandescente.

Au passage, ces bougies magiques peuvent être dangereuses. Elles sont d'ailleurs interdites à la vente au Canada depuis 1977.

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15 novembre 2004 1 15 /11 /novembre /2004 00:00

Je viens de vivre une expérience troublante grâce à mon Larousse de poche 2003.

Spontanément, après l'écrasante victoire méritée de l'équipe de France de rugby contre les kangourous malhabiles, je me suis interrogé sur l'orthographe de ce mot : placage ou plaquage ? J'ai ouvert mon petit dico à la page 616 et j'ai eu le vertige...

 

plaquage nm 1. Action de recouvrir d'un placage. 2. Au rugby, placage.

 

Je vous laisse imaginer mon désarroi. Je suis donc parti me ressourcer à la page 613...

 

placage nm 1. Revêtement en bois précieux de la surface de certains meubles. 2. Action de plaquer un adversaire au rugby.

 

Donc, si j'en crois ma source :

- le menuisier effectue un plaquage lorsqu'il plaque un placage ;

- le rugbyman a le choix d'effectuer un placage ou un plaquage lorsqu'il plaque un adversaire.

 

Demain, j'irai voir le Robert...

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10 novembre 2004 3 10 /11 /novembre /2004 00:00

On sait que la rue la plus longue de Paris est la rue de Vaugirard (qui vaut pourtant une misère au Monopoly).

Mais quelle est la rue la plus petite de Paris ?

Certains affirment que c'est la rue des Degrés.

Mais je préfère croire que c'est une rue que je viens de découvrir en longeant la Seine, dans le 5ème arrondissement. Cette rue n'est peut-être pas la plus courte, mais c'est pour sûr la plus étroite de Paris, et elle porte un nom étrangement poétique : la rue du chat qui pêche.

On l'aurait baptisée ainsi à cause d'un chat dégourdi qui, au XVème siècle, venait régulièrement y déguster des poissons qu'il chopait dans la Seine.

 

 

 

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10 novembre 2004 3 10 /11 /novembre /2004 00:00

Quand j'étais petit, je regardais "Ça cartoon" (avec Picnic Break !).

Maintenant que je suis "grand", je me demande pourquoi-qu'est-ce-que-c'est-d'où-qu'y-vient, ce mot de "cartoon".

Eh bien, figurez-vous que cet anglicisme est en fait un gallicisme. Le mot anglais "cartoon" vient en effet du mot français "carton". Oui, car les premiers créateurs de cartoons griffonnaient leurs dessins préliminaires sur du papier cartonné, bref sur des bouts de carton.

Je me demande si Philippe Dana est au courant...

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8 novembre 2004 1 08 /11 /novembre /2004 00:00

Quand je vais à la plage ou au restaurant, j'ai souvent des envies de pâté.

Pour préparer un bon pâté de sanglier de 4 kg, il faut 1 kg de foie de porc, 1 kg de sanglier, 2 kg de poitrine de porc, 84 g de sel et 16 g de poivre.

Pour préparer un bon pâté de sable, il ne faut que du sable humide ; mais combien de grains de sable exactement ? Imaginons que, pris d'une frénésie coutumière et néanmoins inexplicable, je me mette à remplir mon seau patiemment, grain de sable par grain de sable. Combien de gestes devrais-je accomplir pour atteindre mon but ?

Assimilons le grain de sable à une boule. Le diamètre moyen d'un grain de sable est de l'ordre de 0,3 mm. Son rayon moyen est donc de 0,15 mm. Et son volume moyen est donc égal à 4/3 fois Pi fois le rayon au cube, soit environ : 0,01 mm3.

Retenons un seau de plage d'un volume de 3 litres = 3 dm3 = 3 000 000 mm3. Et n'oublions pas que le sable ne remplit pas la totalité du volume du seau : la proportion de "vide" existant entre les grains de sable empilés est, après tassement, de l'ordre d'un tiers.

On a donc besoin d'un volume de sable correspondant à deux tiers du volume du seau, soit un volume de 2 000 000 mm3. D'où, après division du volume de sable nécessaire par le volume d'un grain de sable, la réponse à ma question :

Il faut environ 200 millions de grains de sable pour faire un beau pâté.

Si je mets une seconde pour déposer chaque grain de sable dans le seau et que je ne fais que ça de ma vie, il me faudra alors 6 ans et 4 mois pour faire mon pâté... Le calcul est laissé au soin du lecteur.

 

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8 novembre 2004 1 08 /11 /novembre /2004 00:00

Je me suis renseigné et j'ai trouvé ceci :

"Deux pigments colorent la viande: l'hémoglobine et surtout la myoglobine. La myoglobine est une hétéroprotéine colorée dans laquelle l'atome de fer fonctionnel est bivalent et dans certaines conditions, la myoglobine évolue en pigments de couleurs assez spécifiques."

Vous ne comprenez pas tout ? Moi non plus. Mais on peut retenir de cela que la couleur de la viande dépend du taux de myoglobine dans le sang. Plus il y en a, plus la viande est rouge.

C'est cool, mais pourquoi y en a-t-il moins dans le sang du veau que dans le sang du bœuf ?

  1. 1. Parce que c'est comme ça. Après tout il y a bien plus de poils sur le visage d'un père que sur celui de son fils. C'est une évolution naturelle.
  2. 2. C'est une affaire d'alimentation. Les petits bovins destinés à être bouffés jeunes (ceux qu'on appelle les "veaux de lait") sont nourris exclusivement de lait (ou plus souvent de substitut de lait parce que c'est moins cher, donc "mieux" en langage humain). Ils souffrent donc de carence en fer. Ils ont donc moins de myoglobine dans le sang. Et leur chair est donc de couleur "blanche".
  3. 3. Apparemment, il y aurait aussi une influence des conditions d'abattage, mais cet aspect-là me semble peu clair. Si quelqu'un peut m'expliquer...

Bref, on se démerde pour que la chair des veaux soit la plus blanche possible, tout simplement parce que c'est dans les mœurs de bouffer du veau blanc.

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3 novembre 2004 3 03 /11 /novembre /2004 00:00

Tout est de la faute des secrétaires.

Au siècle dernier, on utilisait des machines à écrire mécaniques pour taper du texte.

Du coup, les secrétaires tapaient à toute vitesse pour faire les belles. De sorte que les tiges se levaient en même temps et se bloquaient.

Il a donc fallu l'intervention d'un homme providentiel pour régler ce problème mécanique. Cet homme, c'est Christopher Scholes. En 1868, il eut l'idée de séparer, de part et d'autre du clavier, les lettres les plus fréquemment utilisées dans la langue anglaise. Du coup, on pouvait taper vite, sans s'emmêler les tiges. Ainsi est né le clavier QWERTY.

Quant au clavier AZERTY, il n'est que l'adaptation francophone du clavier QWERTY.

OK, très bien. Sauf que de nos jours, seuls les étudiants snobs du Quartier latin utilisent des machines à écrire mécaniques. Pourquoi alors continuons-nous d'utiliser ces claviers si peu ergonomiques ?

Dans les années 30, aux Etats-Unis, August Dvorak (professeur à l'université de Washington) a mis au point une disposition des touches du clavier de manière à optimiser le confort de l’utilisateur. Il disposait notamment les consonnes et les voyelles les plus utilisées sur la ligne centrale.

Un peu plus tard, une autre disposition a été mise au point sous le nom DIATHENSOR, correspondant aux 10 lettres les plus utilisées en langue anglaise.

Il y a donc des gens (sérieux) qui ont réfléchi à ce problème. Et pourtant, rien n'a changé. L'inertie administrative et industrielle est donc la cause de la multiplication des tendinites bureautiques.

Employés de bureau de tous les pays, levons-nous et jetons nos claviers par les fenêtres ! Un monde meilleur est possible.

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28 octobre 2004 4 28 /10 /octobre /2004 00:00

J'ai une chevelure rebelle et faussement désinvolte que l'on pourrait toutefois qualifier de saine. Aussi en suis-je venu à me poser cette question naturelle : combien de cheveux ai-je sur la tête ? Quelle quantité de poils crâniens est donc menacée par la calvitie précoce ?

J'ai (enfin et) assez rapidement obtenu la réponse. Comme quoi, il suffit de se pencher pour ramasser des pâquerettes...

De l'art de couper les cheveux en quatre
De l'art de couper les cheveux en quatre

 

Une chevelure saine compte entre 100 000 et 150 000 cheveux, soit environ 200 à 300 cheveux au cm2.

Ca fait beaucoup, mais en même temps, pas tant que ça. Je suis presque déçu en fait. J'espérais en avoir des milliards, ou au moins des millions. La prochaine fois, je compterai mes globules rouges...

 

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25 octobre 2004 1 25 /10 /octobre /2004 00:00

Au tennis, on compte les points de manière bizarre...

On part de zéro, puis lorsqu'on gagne le point, on en marque 15 d'un coup ; puis on passe à 30, puis à 40...

Pourquoi (bordel de merde) ?

Pourquoi ce chaos ? Pourquoi cette complexe incohérence ?

Je suis rassuré : il y a une raison à cela... Cette façon de compter vient du jeu de paume (l'ancêtre du tennis), où l'on comptait les points de la manière suivante : 15/30/45/Jeu. Très bien, mais cela ne nous dit pas pourquoi on comptait de cette manière au jeu de paume...

Une première explication est donnée par un témoignage de Charles Delahaye, né en 1825. Au XIXe siècle, M. Delahaye jouait au jeu de paume et il y jouait bien. C'était donc un paumier, mais l'histoire ne dit pas s'il savait faire le poirier.

M. Delahaye raconte que le nombre 15 représentait une longueur de 15 pieds. L'espace entre la ligne de service et le filet mesurait en effet 60 pieds (soit quatre fois 15 pieds, pour ceux qui ont fait plus de vannerie que de calcul mental durant leur scolarité). M. Delahaye aurait assisté à une partie de jeu de paume au cours de laquelle les points n'étaient pas comptés. Dans cette partie, le joueur qui avait gagné un coup avançait de 15 pieds ; puis de 15 pieds supplémentaires s'il gagnait un second point ; puis de 15 encore, avant d'arriver éventuellement jusqu'au filet et de remporter le jeu. D'où ce décompte par tranche de quinze...

Une deuxième explication, plus pécuniaire, est parfois avancée. Pendant longtemps, les paris d'argent étaient très fréquents lors des rencontres de jeu de paume. A l'époque, en France, la monnaie dérivait du système sexagésimal (c'est-à-dire, relatif au nombre 60). Il y avait le "double d'or" qui valait 60 sous et le "denier d'or" qui valait 15 sous. Lors des rencontres, les parieurs auraient pris l'habitude de compter les points en valeur monétaire, c'est-à-dire en multiple de 15.

Mouais... OK, OK. Mais pourquoi alors annonce-t-on "40-0" et pas "45-0" ? Par flemme ? Par souci de brièveté orale ? J'avoue que ça m'énerve un peu...

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22 octobre 2004 5 22 /10 /octobre /2004 00:00

Observons la carte de la France métropolitaine (sans la Corse ni les autres petites îles de merde qui jonchent notre espace maritime).

Observons ce bel hexagone, cette forme bien jolie, le plus joli des pays sur la carte (avec l'Italie et sa cuisse de footballeur SM qui shoote dans la Sicile).

A force de s'extasier ainsi, on finit par se poser une question : quel est le centre géométrique de cet hexagone ? "Quelque part entre Orléans et Clermont-Ferrand...", je me dis (car j'ai le don de la précision). Mais plus exactement, quelle commune occupe le centre de la France ?

On trouve la réponse dans le Quid 2000...

Il s'agirait, du moins selon le géographe Adolphe Joanne, de la commune de Bruère-Allichamps, dans le Cher.

Quelle méthode a donc employé Monsieur Joanne dans les années (dix-huit cent) soixante pour déterminer cela ? Il a inscrit notre hexagone dans un quadrilatère de surface minimale (l'histoire ne dit pas comment il a procédé pour ce faire...) ; puis il a tracé les deux médianes de ce quadrilatère et a considéré que le point d'intersection de ces droites était le centre de la France.

Le centre de la France serait donc matérialisé par une borne romaine, située au centre du village de Bruère-Allichamps, à 0°5'15" de longitude est et à 46°45'47" de latitude nord. 

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